oublie un peu le reste et laisse ton souffle scintiller dans le froid dehors calme où la brume en face avale tes paroles brouillard opale sur le lac j’imagine que tout s’agite en toi aujourd’hui comme les autres jours je n’ai jamais entendu mais je connais les voix qui t’habitent ensemble elles font chœur elles font mur je cherche les failles pour y glisser des rêves tandis que tu te lèves et t’éloignes dans un sillon de chaleur sous tes pas le frimas se redresse et disparaît je frémis entre les strates qui t’entourent je cherche les failles pour y glisser une trêve ainsi tu te penches et saisis un galet pour le lancer aussi loin que tu puisses voir à l’écho de l’impact suspendu tu as attendu de constater les ondes pour y déposer une larme entaille amortie par le galbe de ta joue.