solaire
la lueur des lampadaires
rappelle l’heure qu’il n’est pas
quand tu es dehors
et que tu quittes ton poste
solidaire
ce soir ce matin
quelqu’un te dépose
pas loin de chez toi
mais tu dois mais il faut
marcher encore un kilomètre
entre ton job et la pluie lunaire du petit matin
il fait froid et
tu trembles dans ton corps
sous la horde des nerfs prêt à figer la douleur
dans une résine de polymères
ainsi tu es rentré
courbaturé épuisé solitaire
il ne te reste rien de la tendresse
sur ce matelas posé par terre
le réveil sonne chez les voisins
l’aube enserre tes paupières
et lourd le sommeil
lourd
le sommeil
et demain c’est repos.